Le shopping sans contrainte !

Face au constat du net intérêt masculin pour les périodes de soldes au moment de renouveler leur garde-robe, Antoine Régis a eu l’idée d’amener le magasin jusqu’au consommateur. Co-fondateur de la start-up ChicTypes, il explique : «Notre but, c’est de libérer les hommes du shopping. On sait qu’en général, ils n’aiment pas ça» !

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En quelques clics, l’internaute définit ses envies et ses goûts vestimentaires. Il recevra quelques jours plus tard dans sa boite aux lettres un assortiment de vêtements préparés par une styliste, selon les critères renseignés. Le client renvoie ensuite les habits qu’il ne souhaite pas conserver et garde les autres.

Profitant de l’essor des programmes télévisés dédiés à l’univers de la mode, cette start-up voit son chiffre chiffre d’affaires atteindre les 2 millions d’euros en 2014. Pourtant, la start-up se refuse à marcher dans les pas de Cristina Cordula. «Nous ne sommes pas là pour relooker la personne. On cherche plutôt à élargir sa garde-robe. La styliste va surtout aider le client à assortir ses vêtements. Nous, les hommes, avons en général du mal à ce sujet», précise Antoine Régis.

Pour être rentable, le site internet se doit d’acheter en masse. «On arrive à dégager une marge grâce à la gestion des stocks, explique le co-fondateur de ChicTypes. D’autant plus que sur notre site, le prix des vêtements est identique à celui qu’on trouve en magasin.» Avec un panier moyen plus élevé que sur un site de vente traditionnel, ChicTypes voit sa marge augmenter particulièrement vite.

Un modèle qui permet à ChicTypes d’avoir de l’ambition. C’est pourquoi la start-up a levé cette semaine quatre millions d’euros, auprès de 360 Capital Partners. Et si le but est de franchir les frontières, la jeune entreprise ne souhaite pas brûler les étapes. «La France est, pour l’instant, notre marché principal. On souhaite regarder ailleurs. Où? Je ne sais pas encore, c’est trop tôt pour le dire. Nous devons d’abord être solides sur le territoire hexagonal», indique le co-fondateur.

Autre objectif pour la start-up, le développement des technologies, primordial dans le secteur de l’e-commerce. «On veut rapprocher au maximum le styliste et l’internaute – précise Antoine Régis – Nous devons être là où le client a besoin de nous.» L’application, déjà disponible sur les smartphones et tablettes, a vocation à proposer de nouvelles fonctionnalités. La start-up veut renforcer son offre stylistique, qui se concrétisera par de nouvelles embauches. «L’objectif, c’est d’avoir un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, d’ici deux ans.»

Les Paternels

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